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| De la ville à votre assiette |
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| Lundi, 10 Août 2009 00:00 | |||
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(Sherbrooke-10 août 2009) – L'agriculture urbaine est un mouvement qui prend de l'essor autant dans les pays en développement que dans les régions industrialisées. Technique qualifiée marginale par certains, l'agriculture de ville est pourtant viable et là où la pauvreté atteint des sommets inégalés, cette pratique permet néanmoins de nourrir plusieurs familles. Présentement, selon les données de la FAO (Food and Agriculture Organization), l'agriculture urbaine nourrit 700 millions d'habitants, soit le quart de la population urbaine mondiale. L'agriculture urbaine prend racine dans les années 1600 où les citadins d'Angleterre étaient incités à cultiver en ville afin de contrer une possible invasion espagnole. Quatre siècles plus tard, lors des deux guerres mondiales, les gouvernements américain et britannique firent beaucoup de pression sur leurs citoyens afin que ces derniers utilisent toute parcelle inutilisée des villes pour les transformer en « Victory garden » afin de supporter l'effort de guerre. Les pressions gouvernementales donnèrent fruit car les récoltes découlant de ces jardins de la victoire fournirent 40 % des légumes de la nation américaine. Dans la ville de Sherbrooke, des jardins communautaires sont implantés et quelques citadins ont leur potager à portée de main. Les AmiEs de la Terre de l'Estrie croient que l'agriculture urbaine devrait devenir pratique courante puisqu'elle assure une souveraineté alimentaire, permet un accès direct à des légumes frais exempts de tout pesticides et à coût moindre durant la saison estivale. De plus, en cultivant ses propres légumes chez soi, nous contribuons à diminuer les émissions de gaz à effet de serre reliés au transport des aliments. Loin d'être dépassée et réservée au monde rural, l'agriculture se doit d'être ancrée dans les mœurs et habitudes de la population estrienne. Locataires d'immeuble ou propriétaires de maison, tous ont le profil parfait pour devenir des jardiniers en herbe et ainsi entretenir un jardin à différentes échelles. Pour ceux ne disposant pas de terrain: pots en terre cuite, pots suspendus, bacs de recyclage inutilisés, chaudières de cinq gallons et même des sacs de jute, tous ces différents supports peuvent très bien accueillir vos légumes préférés à condition que les contenants renferment une terre enrichie, reçoivent un arrosage fréquent et soient à une disposition maximale du soleil. Les bienfaits associés au jardinage sont multiples et la partie la plus intéressante dans le fait de cultiver ses propres légumes réside dans l'acte du citoyen qui se responsabilise vis-à-vis son alimentation. Quant à ceux possédant un terrain, pourquoi ne pas céder une partie de votre pelouse pour y installer un potager ? Pour plus d'informations, un guide mis à la disposition des jardiniers débutants est disponible au local des AmiEs de la Terre. - 30 -
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